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Tuesday, October 7, 2014

Les Ursulines et l'Évêque en pélerinage

Le 2 avril 2014, le pape François canonisait Marie de l'Incarnation et François de Laval (voyez ce que Charlevoix en disait ici).  Un groupe de fidèles vient d'entreprendre, ce dimanche, un pèlerinage sur les traces des deux personnages.  Plusieurs Ursulines de Québec ainsi que le cardinal Lacroix, évêque actuel de Québec, sont eux-mêmes du nombre des pèlerins.  Après Paris, Montigny sur Avre, Chartres, La Flèche, Solesme et Tours, le groupe prendra la direction de Rome, où le pape célèbrera le 12 octobre une messe d’action de grâce en l'honneur des nouveaux saints.  Les intéressés pourront suivre leur trajet "virtuellement" grâce au portail ECDQ, celui de l'Espace Média de l'Église catholique du Québec, qui propose de suivre le groupe dans une série de vidéos : le départ, visite à St-Germain-des-Prés, etc.

P.-F.-X.

Thursday, April 3, 2014

Monseigneur de Laval et Mère Marie de l'Incarnation... Saints

 

Le Bureau de presse du Saint-Siège confirme ce matin que « le Saint-Père François a reçu en audience privée (...) le préfet de la Congrégation pour les causes des saints » et que durant cette rencontre, il a accepté de canoniser François de Montmorency-Laval et Marie de l'Incarnation (née Guyart), ainsi qu'un Brésilien, Joseph de Anchieta, tous déjà bienheureux.  La canonisation aura officiellement lieu lors d'une cérémonie qui aura lieu au Vatican, probablement à l'automne prochain.

Le Pape a utilisé une procédure hors de l'ordinaire pour déclarer ces trois personnages saints, passant outre l'obligation de l'authenification d'un miracle, habituellement nécessaire à la canonisation, et se contentant d'avoir fait scruter leur vie et leurs écrits. 

Vous trouverez plus de détails dans les pages du Soleil, du Devoir, et de Canoë.

P.-F.-X.
 

Sunday, March 16, 2014

A Month's Highlights

Apologies, faithful readers, for having fallen off the blogging wagon a month ago to the day.  So many things to do, so little time!  It is not, to be sure, that nothing worthy of interest has been happening.  A couple of quick highlights:

The reenactors of the Compagnie de La Vérendrye were honoured with this year's "capot" award at the Festival du voyageur in Winnipeg (Radio-Canada).  Félicitations!

The promoter of François de Laval and Marie de l'Incarnation canonization in Rome is optimistic that they might be placed on the fasttrack for sainthood (National Catholic Reporter).  Really?

Joseph Boyden's The Orenda won this year's Canada Reads (CBC), but was challenged by Aboriginal scholars Hayden King (CBC) and Taiaiake Alfred (see his Twitter feed) for perpetuating old stereotypes.  Hmm...

Last Friday a colloquium on recent developments in research on the seignorial regime was held at Université de Sherbrooke (CIEQ).  A packed programme!

P.-F.-X. 

Monday, May 13, 2013

"Il est terrible, ce Jack là."

Jack, c'est un tatoueur.  Un homme de 75 ans, de Saint-Constant, s’est fait tatouer Catherine Tekakwitha, copie assez fidèle du tableau de Claude Chauchetière, sur le bicep en reconnaissance pour des faveurs obtenues.  Le bonhomme est, de toute évidence, ravi.

P.-F.-X.

Wednesday, May 8, 2013

Waxing and Waning at the Grévin

Tekakwitha, not looking very
much like the pox-scarred
late-seventeenth century
Mohawk girl that she
actually was. 
Photo: Grévin Montréal.
I still haven't gotten around to visiting the Grévin Museum in Montreal.  As readers of this blog will recall, I was announcing with barely contained excitement that some figures drawn from the history of New France would feature in the mix of wax figures exhibited there.  Off the top of my head, Jacques Cartier, Samuel de Champlain Champlain, Paul Chomedey de Maisonneuve, François de Laval, Jeanne Mance, Catherine "Kateri" Tekakwitha, Marguerite Bourgeois, Marguerite d'Youville, Marie de l'Incarnation, Louis de Buade de Frontenac...  A few pictures have been available on the Grévin's Twitter feed.

Unfortunately, the good folks at the Grévin clearly do not seem to have put as much effort in researching these historical figures as they have in replicating the likeness of contemporary celebrities.  Sure, we lack portraits for most of them.  Still... Catherine "Kateri" Tekakwitha appears in buckskins and braids, visibly inspired by a prayer card rather than by what we know, from visual and textual evidence, late eighteenth century Iroquois women wore.  The portrait by Claude Chauchetière (the fact that it is likely a 19th century copy of the original notwithstanding) might have served as a more credible source of inspiration. 

Frontenac is for his part modelled after the statue, made by Louis-Philippe Hébert in 1890, that adorns the façade of the Assemblée nationale.  Those familiar in material culture will note that the sword is one of those cheap US Civil War replicas, and the costume is all wrong.  The person or persons responsible for the costume, astonishingly, don't appear to have understood what they were seeing when they were looking at the statue's steel breastplate.  Indeed, they depict it as the body of a historically dubious fabric coat.  

The Wax Governor (Photo: Radio-Canada).

What a wasted opportunity.  Heads up, Grévin: you need a historian or two on staff!  I can suggest several who would gladly work for food.
P.-F.-X.


Tuesday, October 23, 2012

Sancta Kateri, Ora Pro Nobis

En 1744, dans son Histoire et description générale de la Nouvelle France, le père de Charlevoix -- à la mémoire duquel ce blogue doit son nom -- écrivait que Catherine Tekakwitha était "universellement regardée comme la Protectrice du Canada".  Les Jésuites en avaient fait l'hagiographie et les habitants de la colonie la reconnaissaient comme une sainte, quoique de manière officieuse, sans l'aval de Rome.
Catherine Tekakwitha, peinte après
sa mort par son confesseur et premier
promoteur, le Jésuite Claude
Chauchetière.  Si ses traits ont
été adoucis par l'artiste, son costume
représente toutefois parfaitement
bien son habillement: s'il-vous-plaît,
oublions la robe de cuir frangé, les
deux tresses et le bandeau de la
"princesse indienne" stéréotypée! 
Cette semaine, Catherine alias Kateri Tekakwitha accédait officiellement au rang des saints de l'Église catholique.  Après le Frère André Bessette, canonisé en 2010, elle devenait la douzième sainte "canadienne".  Les nombreux journalistes qui l'ont décrite comme "la première sainte autochtone de l'Amérique du Nord" ont cependant révélé une maîtrise bien superficielle de la géographie: comme vous le savez, chers amis, l'Amérique du Nord ne se limite pas au Canada et aux États-Unis; à ce titre, le premier autochtone à être reconnu saint fut Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1578), ce Nahua qui aurait assisté à l'apparition de la Vierge de Guadalupe en 1531.  Il serait bien dommage que cette canonisation, qui n'est soit dit en passant pas sans controverse (nombreux sont les Mohawks et autres autochtones qui voient en Tekakwitha non pas un modèle, mais une "vendue"), nuise plus qu'elle ne profite à notre compréhension de l'individu, de son contexte, et de la situation historique et contemporaine des peuples autochtones. 
Pour ceux d'entre vous qui voudraient en apprendre plus long sur l'histoire de Tekakwitha, vous ne pourriez mieux faire que de lire l'excellent ouvrage d'Allan Greer, Mohawk Saint: Catherine Tekakwitha and the Jesuits (Oxford University Press, 2006), traduit en français par Hélène Paré sous le titre de Catherine Tekakwitha et les jésuites: La rencontre de deux mondes (Boréal, 2007).

P.-F.-X.