Thursday, October 4, 2012

The Historian as Novelist

Lest my last post paint too bleak a picture of retirement, I thought I might add a more positive note.  The name A.J.B. "John" Johnston will be familiar, I trust, to many of you.  He served as staff historian at the Fortress of Louisbourg for over two decades, retirining, if I recall correctly, in 2000.  He has been inspiringly prolific as a researcher and author in the field of eighteenth century French colonial history, with a special emphasis on the Maritimes, Louisbourg and the Acadians.  He has published over a dozen books and hundred articles.  But old historians never die.  More than one has been known to turn to fiction.

In his first novel, Johnston imagines the early life of the dastardly Thomas Pichon (1700-1781).  Born in Normandy, Pichon reached Louisbourg in 1751.  There he served for a time as secretary to the governor, before being posted to Fort Beauséjour.  Feeling underappreciated, it seems, he soon became friendly with the British officers across the river at Fort Lawrence.  In 1754 Pichon turned his coat.  He offered his services to these new friends and served as a spy for over a year, chanelling information about French activities to the enemy.  After the capture of Fort Beauséjour in June of 1755, he crossed over to England where he was rewarded with a pension.  In 1769 he moved to the Channel island of Jersey, where he died in 1781. 

Johnston, long enthralled by the man who has been described in the Dictionary of Canadian Biography as "one of the most intriguing figures in the early history of Canada" , has endeavoured to imagine young Pichon's early years in the Old Country.  Readers first encounter Thomas as a precocious twelve-year old in the small town of Vire, Normandy, then follow his adolescent adventures and his rebellious nighttime flight to Paris where he takes up the job of a lowly office clerk, aspires to literature, and sets out on his path by moonlighting as a part-time spy for the police.  I look forward to picking it up.

We all have a novel in us, or so they say.

P.-F.-X.

Monday, October 1, 2012

Fin d'une époque à BAC

Ces jours-ci marquent la fin d'une époque à Bibliothèque et Archives Canada, où deux archivistes chevronnées prennent leur retraite après avoir consacré de longues et belles années à la découverte et la mise en valeur des archives coloniales.

Lorraine Gadoury devint archiviste aux Archives nationales du Canada en 1991.  Elle avait soutenu une thèse de doctorat à l’Université de Montréal en 1988, dans laquelle elle avait cherché à définir avec rigueur la noblesse coloniale et à cerner ses comportements démographiques.  Publiées sous le titre La noblesse en Nouvelle-France, Familles et alliances (Montréal, Hurtubise HMH, 1992), ces recherches furent fort bien reçues et sont encore fréquemment citées par les historiens.  Le fruit de recherches postdoctorales prolongeant l’enquête aux sentiments, aux attitudes et aux valeurs de l'élite canadienne et se penchant sur les lettres échangées au sein de familles nobles et bourgeoises comme vecteur, fut publié par la suite sous le titre de La famille dans son intimité. Échanges épistolaires au sein de l'élite canadienne du XVIIIe siècle (Montréal, Hurtubise HMH, 1998).  Affectée à l’origine à la Division des archives gouvernementales, Lorraine Gadoury s’est par la suite retrouvée au fil des ans et des réorganisations dans la Division des manuscrits et plus récemment aux Archives sur l'économie et la gestion publique.  Elle a beaucoup travaillé avec les archives de la Nouvelle-France, faisant notamment partie de l’équipe responsable de l’exposition virtuelle Nouvelle-France, Horizons nouveaux en 2004, et publiant dans la revue Archives un excellent sommaire de ces archives et des initiatives de numérisation qui étaient en cours à l’époque (les chercheurs en herbe auraient encore aujourd’hui avantage à le consulter, ici en format pdf).  En parallèle, elle s’est beaucoup impliquée au sein de la profession, servant longtemps comme rédactrice de la revue Histoire sociale / Social History et siégeant comme secrétaire au conseil de l’Institut d’histoire de l’Amérique française.    

Patricia Kennedy, quant à elle, entama sa carrière aux Archives publiques du Canada, comme elles se nommaient alors, en tant qu’étudiante d’été en 1966.  Ayant fait des études en histoire à l’University of British Columbia et à Columbia University, elle rejoignit la Division des manuscrits.  Elle devint éventuellement chef de la section des archives antérieures à la Confédération au sein de cette division avant de passer à la Division des archives politiques et sociales et enfin aux Archives sur l’économie et la gestion.  « Pat » Kennedy fut et demeure avant toute experte des archives du Régime britannique, mais les amateurs du régime précédent ne doivent surtout pas lui en tenir rigueur!  Au cours de sa carrière elle a préparé de nombreux catalogues et descriptions d’inventaire dont les historiens du Canada et du Québec d’avant la Confédération ne sauraient se passer, ainsi que de nombreux articles touchant notamment aux traités avec les Premières Nations, à l’iconographie de Québec au XVIIIe siècle et aux méthodes archivistiques.  Tous ceux qui ont eu le privilège de la croiser ou de correspondre avec elle peuvent témoigner non seulement de son érudition remarquable, mais aussi de sa générosité débordante à l’égard des chercheurs.  John Ralston Saul, qui en a beaucoup bénéficié, a décrit Pat Kennedy comme « un véritable trésor national ». 

La retraite représente en principe une étape bien méritée et goûtée dans le cheminement professionnel.  Nombreux sont les fonctionnaires qui, ayant contribué à leur fonds de pension pendant de longues années, attendent impatiemment de pouvoir en jouir et de se tourner vers une vie de loisir.  Mais lorsque la retraite s’inscrit dans la cadre d’un « réaménagement des effectifs », comme c’est ici le cas, elle revêt un caractère moins heureux.  D’aucuns souligneront qu’il était temps que ces archivistes cèdent leur place à la relève.  Peut-être.  Mais force est de constater que la culture institutionnelle change à BAC, et non en mieux.  Le réaménagement actuel des effectifs s’inscrit dans le cadre des coupures du budget fédéral de cette année, mais aussi du processus de « modernisation » entrepris sous la gouverne de Daniel Caron, administrateur de l’institution depuis 2009.  Les transformations en cours ont soulevé de vives inquiétudes chez les historiens, archivistes et bibliothécaires professionnels, mais aussi chez les généalogistes et les amateurs d’histoire.  On entrevoit un resserrement alarmant des critères d’acquisition, une détérioration des services, mais aussi un effritement des compétences.  La relève est dynamique, certes, mais la haute direction de l’institution ne semble pas prête à reconnaître à ces jeunes archivistes un rôle en matière de recherche fondamentale, de diffusion du savoir, et de service à la communauté professionnelle et à la discipline historique.

P.-F.-X.


Wednesday, September 26, 2012

Digging It

Is there a better occasion for father-and-son bonding than fashioning a dugout canoe out of an old cottowood tree and paddling it down the mighty Mississippi River?  I don't think so. 

Earlier this month Dean Campbell, a 78 year-old former teacher and longtime historical enthusiast, and one of his sons, Dave Campbell, 50, of Springfield, Illinois, did just that.  Campbell senior spent the last five months carving out the canoe with axe and adze.  On September 1st it was launched on a seven-day journey from Beardstown, Illinois, along the Illinois River and down the Mississippi to St. Louis.  Campbell designed the 125-mile trip so that fourteen different people, paddling a day each in pairs, could take part in the adventure; he and his son reserved the final leg for themselves , paddling from Alton on to St. Louis on September 7th.  Here is a report published in the Illinois Times just before the launch, and here is another published in the River Bend Telegraph as the dugout was nearing its destination.

The canoe's test run.  From the Illinois Times.
Campbell declared that he intended to follow up by taking part in events at Fort de Chartres, the reconstructed eighteenth-century French fort and state historic site near Prairie du Rocher, just south of St. Louis.

I've long entertained a special fondness for the dugout canoe.  Its sleek cousin, the birchbark canoe, gets all the fame and glory.  As far as our collective historical memory of New France and Early Canada is concerned, birchbark is king.  With good reason, to be sure, but we shouldn' forget that dugout canoes were used extensively by Natives and Newcomers along the Mississippi River and its tributaries, where the mighty birch did not grow, but also throughout more northerly climes: in the Maritimes, along the St. Lawrence River, and through the Great Lakes.  It was a sturdy and practical watercraft.  Samuel de Champlain observed how the native inhabitants of what is now New England went about fabricating theirs: "After much effort and time used to cut the biggest and tallest tree they could find with stone hatchets, they strip the bark from all sides except one, where they burn it in many places... When it is hollow enough, they scrape it completely with stones."  Dugout construction persisted among both Aboriginals and French settlers, with metal tools replacing stone ones, until the nineteenth century.

Several dugouts can be found in museum collections today.  The Canadian Museum of Civilization has a couple in storage, including one found on Île d'Orléans by Marius Barbeau, the father of Canadian ethnology, tucked away in a barn where it had long since been repurposed as a grain container.  Dugouts have also survived the centuries in waterlogged environments.  One, dating back to the fifteenth century, was found by an amateur diver beneath Lac Gour, in the Laurentians, in 1986.  At last notice it was on display at the Pointe-du-Buisson museum, southwest of Montreal (an interesting writeup of its discovery and conservation treatment can be found here).  Another, uncovered on a beach near Val Comeau in northeastern New Brunswick in 2003 and revealed to date to the sixteenth century, has been on display at the New Brunswick Museum (for the description of a related research project, check here).

I dig the dugout.  Do you?

P.-F.-X. 

Monday, September 24, 2012

Journées de la culture 2012

Fini les Journées du patrimoine des Muséales de Tourouvre, c'est au tour des Journées de la culture du Québec.  Celles-ci se déroulent la dernière fin de semaine du mois de septembre à chaque année depuis 1997.  Pendant trois jours consécutifs, on propose un éventail d'activités gratuites consacrées à la découverte du monde artistique et culturel dans les quatre coins de la province.  La programmation de cette 16e édition, qui aura lieu du 28 au 30 septembre, annonce plusieurs événements qui touchent de près et de loin à l'histoire de la Nouvelle-France. 

Au Poste de traite Chauvin à Tadoussac, vous pourriez par exemple assister à un atelier sur la traite des fourrures.  Vous prévoyez plutôt être à Québec?  Pourquoi ne pas alors vous pointer à un atelier de dessin de cartes à la manière des grands explorateurs offert par le Musée national des beaux-arts du Québec, ou encore à une visite guidée du quartier historique du trait-carré de Charlesbourg?  Dans la région de Montréal, on vous propose notamment une visite architecturale de la Maison LeBer-LeMoyne à Lachine et une conférence de Michel Létourneau sur l'architecture en Nouvelle-France?  Les conférences vous interpellent?  À Marieville, vous pourriez assister à celle de Réal Fortin sur Louise Ramezay, seigneuresse.  Si vous préférez les animations plus vivantes, vous voudrez peut-être en revanche assister à celle du conteur Patrick Peloquin à Sorel-Tracy. 

J'en passe.  Les intéressés pourront tenter le dépouillement des quelque 365 activités classées dans le champs d'intérêt "histoire et patrimoine" sur le site web des Journées de la culture.

P.-F.-X.

Friday, September 21, 2012

Braddock's New Battlefield History Center

From the pages of the Pittsburgh Post-Gazette, a little over a month ago: "The Battle of the Monongahela, in which French and Indians rained musket fire on British soldiers and killed Maj. Gen. Edward Braddock, lasted three hours on July 9, 1755.  The battle to build a museum dedicated to this major military engagement lasted 17 years and was waged by a lone lawyer from Blackridge, who volunteered all of his time and energy. Braddock's Battlefield History Center at 609 Sixth St. in North Braddock opens to the public today."  Today, by the way, was August 18th.
Robert T. Messner, the lawyer and history buff in question, managed to prevail upon the generosity of local foundations, scrounge together some funding and a collection of about 300 artifacts and artworkds, and transformed an abandoned auto dealership in an economically-depressed community to a 5000 sq ft. museum, the Braddock's Battlefield History Center.  They have a modest but respectable web presence here.  It is an entirely volunteer-based enterprise, of which Messner remains the director and "principal volunteer".  Well done, or, as we say in French, "Chapeau"! 

My enthusiasm for this museum is somewhat dampened, I must confess, by onomastics.  Is it too soon, I wonder, to suggest a name change?  Indeed, "Braddock's Battlefield History Center" strikes me as excessively Anglo-American-centric (and leaves me wondering to what extent the center's interpretive contents sin along the same lines).  Wouldn't the "Battle of the Monongahela History Center" be more fitting?  It seems to me that referring to the name shared by the river and battle, rather than to the name of the tragically inept commander-in-chief of the defeated force, would reflect a better balance between British, French, and Aboriginal perspectives on the event.  Better balance = better history.     

In related Braddockian news, the "Braddock Stone" will be finding a new home at the Frostburg Museum in Frostburg, Maryland.  Dating, according to tradition, to the time of the ill-fated expedition, and used as a roadway marker through the eighteenth century, this five foot tall engraved boulder was until recently forgotten in storage at Frostburg State University.



Monday, September 17, 2012

Triste Tourouvre

« Je hais les voyages et les explorateurs », lançait l’ethnographe Claude Lévi-Strauss il y a près de soixante ans dans son ouvrage phare Tristes tropiques.  L’important de la démarche ethnographique, soulignait-il alors, est non pas de dépeindre l'aventure ou l’exotisme, mais plutôt de saisir une réalité humaine et de remettre en question sa civilisation d’attache.  La découverte des Journées du patrimoine tenues ces 15 et 16 septembre aux Muséales de Tourouvre me donne l'occasion de remémorer ses propos. 

Le complexe culturel des Muséales de Tourouvre en Normandie tire ses origines du Musée de l’émigration percheronne, lieu de rencontre et d'étude généalogique franco-canadien fondé en 1987.  En 2006, l’institution faisait peau neuve sous les auspices de la Communauté de Communes du Haut-Perche et avec le soutien du département de l’Orne, de la région Basse-Normandie, de l’État français, de l'Union Européenne et du gouvernement canadien, se transformant alors en Musée de l’Émigration française au Canada.  Avec le Musée du Commerce et des marques, il forment dorénavant les « Muséales ».

La fondation du Musée de l’Émigration française au Canada s'était accompagnée d'une démarche scientifique propre à faire progresser l'état des connaissances sur l’émigration française vers la vallée du Saint-Laurent aux XVIIème et XVIIIème siècles.  Les rencontres et les recherches qui y ont été soutenues par le Programme de recherche en démographie historique de l'Université de Montréal (PRDH) et le Programme de recherche sur l'émigration des Français en Nouvelle-France  de l'université de Caen Basse-Normandie (PRÉFEN) se sont avérées rigoureuses et fécondes.  Aussi, c’est avec chagrin que l’on peut constater le retard qu'affiche cette institution sur le plan de la connaissance des autochtones et de la sensibilité culturelle. 

Cette année, les Muséales plaçaient en effet ses Journées du patrimoine « sous le signe des Amérindiens ».  En guise de justificatif, on pouvait lire que « Petits, nous avons tous joué aux Indiens!  Les Muséales vous proposent de renouer avec vos souvenirs d’enfance et de venir visiter le camp de tipis qui sera installé sur la pelouse des Muséales le temps du week-end. »

L’animation de la fin de semaine fut confiée à l’association Croc Blanc, un regroupement de « bénévoles passionnés par la culture amérindiennes [sic] des années 1450 à 1850 » qui, « au travers de reconstitutions, […] étudient la manière de vivre des premiers habitants de l’Amérique du Nord ».  Vêtus de « tenues traditionnelles », ceux-ci proposaient au public une initiation au tir à l’arc et à la sarbacane, des jeux comme « le jeu du trappeur ou du cow-boy », des « danses traditionnelles » et une visite de tipi de rigueur, ainsi qu’un « atelier de maquillage indien ».

Ces activités me laissent perplexe.  Au Canada ou aux États-Unis, elles seraient bien mal vues en ce début de XXIe siècle.  « Jouer aux Indiens » ou, comme disent les Anglais, « playing Indian », a longtemps été une activité chérie de ce côté de l'Atlantique, qu’on pense à l’accoutrement des protestataires du Boston Tea Party ou aux rites initiatiques des marchands de fourrure du Beaver Club à Montréal.  De même au XXe siècle: combien d’enfants ont joué aux espiègles « cow-boys et Indiens », voltigeant dans les bois et posant l'oreille sur les rails pour entendre arriver le train?  Toujours est-il qu'au terme de décennies de revendications autochtones et de progrès en matière d’anthropologie et d’histoire, l’appropriation des costumes et des coutumes autochtones par des non-autochtones détonnent.

A-t-on le droit de « jouer » aux Indiens?  Les passionnés de l’association Croc Blanc, comme tant d’autres reconstituteurs et consommateurs de reconstitution autochtone, répondront assurément oui.  Pour eux, il s’agit d’un hommage inéquivoque.  Qu’ils soient animés de bonnes intentions, c’est certain.  Leurs activités témoignent d’un intérêt manifeste, profond et sincère.  Ils cherchent à partager leur passion, à favoriser la connaissance des cultures et des traditions des peuples autochtones.  Ils ne veulent faire de mal à personne. 

Coiffes de guerre et tipis turquoises.  C'est ça l'autochtonie?  Tiré du blogue des Muséales. 
D’autres -- et j'en suis -- souligneront pourtant que l’appropriation des identités indigènes est insidieuse.  En écrivant qu'il haïssait "les voyages et les explorateurs", Lévi-Strauss laissait entendre que ce qui compte dans le voyage, ce n'est pas le côté touristique, mais bien ce qu'on peut en rapporter d'information et de connaissance.  Or, à quel point l'interprétation d'une culture étrangère par l'appropriation superficielle des coutumes et des costumes peut elle être véhicule de savoir?  Au lieu de favoriser la connaissance des cultures, cette démarche ne perpétue-t-elle pas avant tout des stéréotypes?  Elle renvoie en effet à un passé romantique qui n’a jamais existé, relèguant les peuples à des contextes historiques figés et à des catégories géoculturelles indistinctes.  Les tipis et les coiffes à plumes d’aigle dont sont si férus les amateurs, propres aux peuples des Plaines au XIXe siècle, reflètent difficilement la « culture amérindienne des années 1450 à 1850 ».  De même, le sens complexe des danses et des parures ne se perd-t-il pas nécessairement?  Qu'advient-il du sacré?  L’imitation des apparences ne représente-t-elle pas une dégradation, une usurpation culturelle et identitiaire?  « Jouer » à quelque chose, n’est-ce pas forcément banaliser?  Banaliser le passé de peuples historiquement et actuellement marginalisés, n'est-ce pas honteux? 

Pour mettre cette critique en perspective, posons-nous la question: des amateurs français se déguiseraient-ils avec autant d’innocence en « Algériens », en « Sénégalais », ou en « Vietnamiens »?   J’en doute.  Est-il donc légitime de se déguiser en « Indiens »?  Ou, pour un musée digne du titre, d'encourager ce genre de manifestations?  Le comité de direction des Muséales aurait avantage à réfléchir à ces questions avant de répéter l'expérience l'année prochaine.
 
Des réactions?

P.-F.-X. 





Friday, September 14, 2012

Royalty at Sainte-Marie

This Sunday, September 16th, the Earl and Countess of Wessex aka. Prince Edward and Sophie Rhys-Jones will be visiting Sainte-Marie among the Hurons.  This is the first time British royalty has visited the site, which as many of you are aware (but as the press release unfortunately neglects to point out) is a reconstructed French Jesuit mission compound which catered to the Huron-Wendat between 1639 and 1649.   

The public is invited to take part in the occasion.  Sainte-Marie plans an "extensive, fun, and highly animated experience" for the Royal couple as they tour the site around noontime.  It's not Kate and Will, but it'll have to do for the good people of Georgian Bay.